Pierre-Régis Dides : toujours dans son élément
La symbiose entre la pierre, l'eau, le végétal et la lumière dans la nature est pour lui une source d'inspiration inépuisable.
Ses compositions se parcellisent en combinaisons infinies. Elles font entrer dans l'atelier profond, l'écrasant éblouissement de la lumière sous laquelle une vie cryptique et grouillante enrobe en ce lieu de terre battue semi enterré : l'embrasement. Il s'y égrène roches et terres dans un souffle qui brasse, érode, sillonne ce terroir méditerranéen qui tout à coup monte à nos yeux.
De tous points du tableau une poussée tectonique pigmentaire déborde ; sa peinture est l'expression de cette vitalité.Elle a définitivement aboli les limites entre figuration et abstraction.Sur sa toile, il superpose des couches successives où il intervient ensuite pour y créer une érosion, car, le plus difficile est de reproduire la patine du temps.
Ses toiles appellent la main, sollicitent le toucher comme un sol que l'on souhaiterait posséder pour s'imprégner de ses forces.Elles cherchent quelque part à résumer l'histoire de la terre sous la forme d'une double reconnaissance.
Le survol des paysages lointains, des chaînes de cisaillement où s'inscrivent des fleuves qui se brisent où baignent des terres brûlées.Mais, dans la permanence des mutations géologiques qui courent dans ces eaux et l'ont flanqué de fières falaises.Toute une géographie devinée du ciel.
Mais aussi paradoxalement, la montée en surface des sables et des marnes, des schistes micacés, des calcaires dans leurs plissements, feuillets, strates, creusets, affleurements en écailles.Ils laissent apparaître dans leur essence les qualités associatives de ces multiples pulsions fragmentaires exaltées par la couleur.Comme si l'obscur brassage tectonique après des milliers de millénaires nous livrait ses secrets.
Pierre-Régis Dides fait surgir de sa toile des forces telluriques qui induisent dès lors un sentiment de communion. A mesure que l'on se rapproche, notre regard enveloppe, palpe les matières d'un champ visuel intériorisé bien présent, comme pour satisfaire une quête initiatique.
N D
Dernière mise à jour : 13 mars 2009

Kilauea
Huile sur toile 2006 146 x 134 cm

Llilouvre
Huile sur toile 2006 160 x 148 cm

Ventajols
Huile sur toile 2004 120 x 120 cm

Safranières
Huile sur toile 2003 146 x 114 cm

Trivalle
Huile sur toile 2003 61 x 50 cm

Malibert
Huile sur toile 2004 120 x 120 cm


Cabirole
Huile sur toile 2004 100 x 100 cm

Combocabe
Huile sur toile 2004 120 x 120 cm

Fenille
Huile sur toile 2004 146 x 114 cm

Sorteilho
Huile sur toile 2005 80 x 80 cm

Gazels
Huile sur toile 2004 50 x 50 cm